rencontres

Les low-tech au secours de la planète

Les low-tech  au secours de la planète (2019)
Tandis que tous les indicateurs sur l’état de la planète virent au rouge (effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique, pollution généralisée, tensions sur l’énergie et les matières premières), nous sommes submergés par les annonces sur les avancées scientifiques ou technologiques bénéfiques.

Les technologies « vertes » seraient sur le point de transformer nos sociétés, et de sauver la planète (et la croissance) grâce à une nouvelle révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.
Mais ces innovations sont trop souvent consommatrices de ressources minières limitées et leur raréfaction, inéluctable, rend la vision d’une telle économie high-tech bien illusoire. Et s’il fallait explorer une autre voie pour éviter la catastrophe, s’orienter vers une civilisation techniquement soutenable, une autre innovation plus sobre et plus résiliente ? Celle des low-tech ?
Philippe Bihouix, ingénieur et auteur de l’âge des low-tech : vers une civilisation techniquement soutenable apporte des arguments convaincants que Clément Chabot du Low-tech Lab illustrera d’exemples captivants collectés à travers le monde. Il partage avec un enthousiasme contagieux les découvertes de l’expédition Nomade des Mers et revient en détails sur le projet Agami de voiture en fibre naturelle et celui de la maison autonome et accessible.

Intervenants :

Philippe Bihouix
Ingénieur centralien.

Il a travaillé dans différents secteurs industriels (bâtiment, chimie, énergie, transports…) comme ingénieur conseil ou dirigeant. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur le lien entre ressources et technologies, en particulier L’âge des low-tech : vers une civilisation techniquement soutenable (Seuil, collection Anthropocène, 2014).

Clément Chabot
Ingénieur

Passionné par la simplicité volontaire et convaincu par la nécessité d’un mode de vie plus sobre, il a travaillé pendant quelques années dans l’aéronautique avant de rejoindre il y a trois ans la cause low-tech. Depuis, il travaille, au sein du Low-tech Lab, à l’identification de solutions à haut potentiel, à leur expérimentation puis leur diffusion.

© Low tech Lab

Publié le 25/01/2019